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Revoir notre vision de la justice et de la vérité dans un contexte sociétal contemporain (du point sur le travail)

April 12, 2017 in Politique & Société

N’a-t-on pas compris que la donne mondiale en cours a su gagner les peuples de la Terre, non pas par la raison(ici justice et verité) mais par la force? S’il en est ainsi, c’est que, ce qui devrait être par nécessité de bien faire ou encore raison, a cessé de prévaloir sur ce qui est et qui se caractérise par la violence.

La prédominance et l’évolution du capital dans les rapports humains ouvrent la voie à de nouveaux schémas qui eux n’ont rien à voir avec la vérité ou la justice désormais réléguées au second rang.
Bien qu’on veuille entourer certaines professions de marque de prestige, c’est le capital qui supplante les considérations d’ordre éthique ainsi que les valeurs telles vérité et justice. Le capital évolue avec son lot de marchés de tous bords. Les conséquences sur la manière de voir le travail s’en trouvent nuancées, selon que l’on analyse un métier avant et après la prédominance du capital.
Être criminel, assassin ou terroriste… s’est taillé le niveau de profession, au même titre qu’être prêtre, guérisseuse ou avocat. Il importe de noter l’absence de l’influence de la reconnaissance et du prestige. Le crime d’après le bon sens, ne paie pas. Mais l’usufruit tiré d’un tel crime une fois accompli, n’a nullement besoin de bon sens pour se consommer. Le crime a donc toujours payé sous les lois du capital.

Par ailleurs, il faut faire remarquer que non seulement le bon sens perd en prévalence mais que ce bon sens est forcer à se diversifier justement à cause de la diversité des marchés. En temps modernes, le métier de guerrier ou de faiseur de mort s’incrit dans un marché obéissant à ses propres lois, indépendamment de ce qu’un bon sens humaniste en pense. Est-il concevable qu’un terroriste de profession ait la même perception de la paix que sa cible à abattre? Un tel professionnel pourra-t-il voir en sa cible un semblable humain?
Autant de questions qui laissent entrevoir un humain dévalué distancé de son humanité et contraint à s’assujettir aux lois du marché, bon gré mal gré.
Le concepteur de fragments publicitaires pour un mixeur à mettre en vente, n’a plus à avoir froid aux yeux. La promesse d’une vie comblée fera vendre son mixeur. Non parce que le mixeur en question garantit une existence réussie à son acheteur, mais parce que le script du spot publicataire doit uniquement susciter l’envie d’acheter un produit.
Il n’y a donc plus de métier fourbe, mensonger, honteux ou dangéreux sous le capital. Il n’y a plus cette vérité rigide dans le script du spot publicitaire qui après tout n’est qu’une mise en scène.
Le message porté aux potentiels acheteurs, un message foncièrement faux et mensonger, s’étale sous forme de récit ayant pour objectif d’influer sur mœurs, goûts et libre arbitre d’une audience donnée. Ainsi, seul le récit  compte au détriment de la véracité. Voilà qui rejoint la théorie de Jean Baudrillard sur le simulacrum.
Au nom du capital et des marchés, les valeurs de vérité et de justice n’ont plus de primeur dans les rapports contemporains.

Les considérations “bien” ou “mauvais” n’ont plus vraiment de poids dans les sociétés modernisées dans la mesure où ces valeurs peuvent se suggérer ou se provoquer.
Dès que le capital prend en otage la loi de sorte à s’imposer en seul agent régulateur du tort et de la raison, on peut mentir sans en craindre des retombées. Ce doit être un signe fort si la société dominante s’y met à coeur joie.
Et même si l’acte criminel a fini par être su de tous, le classisme en protection des rapports selon le capital tendra à protéger les acquis du mensonge. François Fillon n’en est-il pas l’illustration parfaite?

Le capital et ses lois, moteurs des sociétés occidentales, constituent une constante remise en question des valeurs des peuples non occidentaux. Il nous incombe en tant qu’Africains, étrangers à cette donne d’en cerner les dessous, au risque de nous y  perdre complètement. Il n’est plus question de se résoudre à une justice ou vérité principielle devant régir l’existence de tous les humains. De telles vues sont démodées de nos jours.

 

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