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by folly

L’urgent retour au goût amère

March 2, 2014 in Culture & lifestyle

Parmi les conséquences du modèle économique sous lequel nous évoluons, l’addiction au sucre n’est pas ce qui échappe le plus à notre attention.
Ce produit a en partie motivé la traite transatlantique. C’est dans la même logique qu’il continuera de jouer un rôle de socle sur lequel se fondra toute une structure à échelle mondiale. Le goût du sucre est connu pour son effet activeur des zones de récompense dans notre cerveau. Ce fait repris pour le profit des grosses firmes alimentaires a des conséquences néfastes sur l’équilibre mental et la santé en général. Il est clair que la contruction économique sur laquelle fonctionne notre planète en marge d’être une menace pour l’écosphère terrestre, est un danger pour les humains. Ce problème devrait pouvoir se résoudre de lui-même. Hélas le goût sucré du profit a eu raison des grandes compagnies, pour le plus grand malheur des masses humaines bien sûr.
Puisque nous sommes en prédation à l’heure actuelle, chacun devra faire recours à des mesures préventives qui d’antan avaient fonctionné.
Je me souviens, tout petit que le biscuit ou la boisson sucrée servaient de récompense, c’est-à-dire ce rôle que des chercheurs prouveront plus tard. Même lors des rituels à caractère religieux, la boisson sucrée sert à apaiser ou à remercier les entités invoquées. Pris sous forme d’aliment, il n’était point question d’en abuser. “Gamin, évite de bouffer trop sucré sinon tu seras gâté” nous lançait-on souvent. Aujourd’hui, du sucre nous en avons pris en grande quantité, de force dans un premier temps et ensuite de notre plein gré puisque nous ne pouvons plus nous en passer.
Pour un équilibre sanitaire, il nécessite un retour à la saveur amère. Je me souviens de ces boissons indésirables que la mère me faisait prendre tous les matins avant l’école. La quinine (extraite de la pression des feuilles du nim), les feuilles d’eucalyptus avec cette sensation de tarissement… nos mères en savaient les secrets thérapeutiques. Ces boissons se caractérisent par leur saveur amère; pas acceptable à nos langues mais très efficace pour rétablir une certaine balance dans l’organisme. À nouveau, il faut nourrir un goût à l’aliment amère. Ce qui previendrait le cancer, du moins à en croire les travaux de la chercheur Hulda Clarke. Je dois toutefois préciser que l’amère d’un aliment n’est pas forcément ce qui améliore la santé (la nourriture brûlée donne une saveur amère, sans toutefois être saine). Il s’agit plutôt d’une série de molécules rassemblées dans certains aliments. L’amande d’abricot amère, l’olive font partie de ces aliments aux effets fastes pour l’organisme. Autant retourner à cette tradition innocente adoptée de la mère. Chaque jour je prendrai une bonne quantité de fruits, légumes et plantes… amères.
À bas le sucre pour que cesse l’esclavage économique.
À bas l’enlisement des humains et des bêtes par la corruption de l’aliment.

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by folly

Sur la question de l’unité autour d’une langue commune.

November 24, 2013 in Politique & Société

Est discutable, l’idée d’après laquelle l’occident se serait uni autour d’une langue.
Une juxtaposition des dynamiques de langue devrait révéler une diversité culturelle assez dense en Afrique. Les avis défaitistes sur l’unité autour d’une langue commune en Afrique semblent ne pas prendre en compte la pluralité des langues sur ce continent.
Les Néerlandais en Eurasie ont gardé leur langue commune et ne souhaiteraient point la substituer à quoi que ce soit. Les populations autochtones des Pays-Bas réunies, ne compte pas plus d’une vingtaine de langues. Le Petit Togo compte à lui seul plus d’une trentaine de particularismes de langue. Les Pays-Bas ensemble avec les singularités linguistiques en terres européennes ne signifient pas grand chose devant les langues Africaines dans l’ensemble. Le nigeria fait plus de 500 langues (source ici). Nous ne parlerons donc pas d’unité lorsqu’en fait, nous négligeons ou sous-entendons une petitesse en diversité d’une part, par rapport à une immensité des différences d’un parler à un autre, d’autre part.
L’unité autour d’une langue commune en occident, n’est donc qu’illusion. Lorsque l’on essaie de comparer l’occident à l’Afrique sur la question de la langue commune, il devient fallacieux de vouloir relever un manque d’union en Afrique sur la base de la langue. La naissance et l’éclosion des premières civilisations et empires sur le continent Africain, me fait dire que l’immense diversité des langues peut aller de pair avec des superstructures politiques (à moins, bien évidemment, de prouver que ces langues ont surgi de l’éparpillement des peuples Africains, piste à prendre au sérieux.)
Dès qu’elle est en marche et qu’elle est réellement effective, toute dynamique de langue induit une unité. Toutefois, il y a à nuancer entre union de fait et union voulue. L’Anglais s’est répandu pour cause d’impérialisme économique. Un tel impérialisme introduit une unité de fait. Et là encore, l’impact de la langue(Anglaise) en occident, se limite au scientifique et à l’économique. De ce fait, on ne peut vraiment pas parler d’union autour d’une langue. Des circonstances indépendantes de la volonté des Européens auraient poussé à une telle union. Je parlerai plutôt d’une langue véhicule d’intérêts. Pour parler d’union au sens propre du terme, c’est aux mouvements de sociétés et non aux intérêts particuliers pécuniers d’embrasser une langue commune, au delà des singularités idiomatiques respectives.
Poser l’absence de langue commune pour expliquer le retard du continent Africain est de ce fait questionnable.
Le modus de prédation en cours a accentué les disparités entre groupements sociaux. Ce phénomène, a-t-il épargné l’occident? Je ne pense pas.
Les langues permettent de véhiculer des besoins, des pensées et des sentiments. On en a besoin de moins en moins sur des questions d’ordre universel.
Par ailleurs, une langue commune n’aidera pas des adversaires issus d’une même famille à s’entendre sur un point où leur égo respectif leur joue de sales tours.

Voilà résolu le biais sur l’unité autour d’une langue que les Africains étaient censés imiter de l’occident. Cette unité autour d’une langue n’existe pas en occident.

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by folly

Les dictionnaires occidentaux en explication à l’incapacité des langues non européennes ?

November 12, 2012 in Culture & lifestyle

Se rabaisser littéralement ne veut rien dire pour un crocodile vu que l’animal rampe à même le sol. Une manière pour ce géant reptile de faire allégeance à un autre reptile de son espèce, c’est d’exhiber son cou, la tête étirée vers l’avant; langage qui ne sera cerné que depuis une perspective “crocodilienne”. Mettez une gazelle devant un crocodile dans cette position et c’est la vitesse maximale.
Vieux Kovi. Ainsi, une langue n’a jamais prétendu nommer tout l’univers. À chaque univers(cosmogonie),son bagage langagier.


J’ai participé à des discussions où on me fait comprendre que les langues dites Africaines ne sont pas à même de nommer le monde. De quel monde s’agit-il au juste ?

Le monde (sur)équipé

Le suréquipement en occident a entraîné une multiplication des nommants. Cela ne veut pas pour autant dire que les langues africaines sont paralysées, incapables de nommer l’univers. Toute langue couvre un imaginaire auquel est liée une certaine scientificité. On peut avancer l’argument saugrenu de l’inefficacité d’une langue et on aura bien raison au cas où on ne cernerait pas assez profondément l’imaginaire et la réalité que sous-tend ladite langue. Il y a des faits qui existent dans certaines langues et qui ne sont découvertes qu’à peine par la langue d’import.
En Pays Ewe (Togo, Benin, Ghana) tous les nommants de maladies décrivent des maux qui n’appartiennent qu’à la réalité sociale du milieu. Ce n’est pas parce que l’équipement actuel a permis beaucoup de mots que la qualité des langues dites Africaines souffrirait d’une dépréciation.
Alors que drépanocytose se tirait du grec drepanon signifiant faucille, la maladie était connue par le nom “ɖupui” qui littéralement veut dire Mange-os ou croque-os. La drépanocytose est une maladie des noirs, le nommant provient des peuplades noirs. Le monde occidental a commencé par nommer cette maladie avec les microscopes (l’équipement). Il a été remarqué à l’échelle nano que les globules rouges responsables de la douleur dans les os chez les drépanocytaires se déforment et évoluent en faucille au lieu d’être rondes; ce qui bien évidemment croque les os des drépanocytaires. Nous sommes d’accord que le nom “drépanocytose” n’est pas d’une très grande utilité dans l’imaginaire langagier occidental; un imaginaire qui n’a réellement pas besoin de se projeter une telle maladie. Alors que pour celui qui le nomme sans équipement, c’est un cas, un fait de société. “ɖupui” fait partie du champ langagier Ewe.
Il est inacceptable de négliger cet aspect de l’imaginaire d’une langue pour déclarer cette dernière impuissante, inapte à nommer l’univers. Qualifier une langue à nommer un univers, c’est aussi spécifier cet univers. Pourquoi attendre de langues ayant survécu des traumatismes pendant des siècles de nommer brusquement un univers de multiplications des signifiés; lesquels signifiés n’appartiennent pas à un essor naturel de ces langues ?
Ainsi, de deux langues représentant chacune une cosmogonie, il existe des notions dans l’une qui ne pourront rien signifier dans l’autre. Ce qui décrit ou parle d’un fait ici est en train d’analyser là. Il y en a ici qu’il n’y en a guère là-bas; et vice versa.

Ce qui fait dire aux uns et aux autres qu’une langue est plus faible qu’une autre

L’Homme n’étant pas tenu prisonnier d’une cosmogonie originelle, il rencontre d’autres projections ou manifestations du monde. Tout se joue à ce niveau: au lieu d’approcher les nouveaux nommants avec discernement, il tombe dans un éblouissement devant le nouveau monde, devant les nouveaux équipements dudit monde. Il est comme ébahi devant le suréquipement, multiplication des signifiants. L’esprit du colonisé, en plus de ne plus maîtriser l’essence et toute la philosophie que suggère sa langue originelle est comme éberlué, pétrifié devant le suréquipement ayant rempli les dictionnaires des langues occidentales. Ensuite, cet esprit ayant perdu tout discernement et n’ayant vu rien d’autre, soutient que le seul développement possible pour un être humain, est celui occidental du suréquipement. Il y a une nuance qu’il n’arrive pas à faire. Du coup, ce qui est nombreux et paraît volumineux devient supérieur et s’attire du public. Pour l’Homme occidental, je peux comprendre puisqu’il n’est pas tenu de cerner l’essence de la langue du colonisé. Il peut donc se permettre de dire qu’une telle langue n’est pas à même de désigner son monde à lui.

De quoi est réellement fait ce monde suréquipé ?

En réalité, l’univers suréquipé, objet d’étonnement chez le colonisé, est la somme de plusieurs rencontres. Le monde occidental tient beaucoup de la Grèce antique, notamment la langue. Souvent, l’esprit colonisé ne veut s’en tenir qu’à l’aspect racial du monde occidental – l’occident étant généralement admis comme le monde des blancs – alors que la réalité culturelle en est toute autre chose. Le fait est que, culturellement, les Grecs de l’antiquité ont peu à voir avec les Germains, par exemple. Sans les travaux d’érudits comme Erasmus, certains peuples blancs de phénotypes n’auront pas hérité des effets de langue de la culture Hellénique. Ainsi, le monde suréquipé qui aujourd’hui épate l’esprit du colonisé est un monde rassemblé de toutes pièces et probablement d’éléments issus de peuples d’Afrique (vu qu’il est possible d’établir un lien entre la Grèce Antique et l’Égypte Antique).
Est-ce judicieux de comparer un monde de syncrétisme de langues à une autre langue prise dans son isolement ? N’est-ce pas là encore le racisme, cette manie de voir tout depuis la perspective des phénotypes, responsable de l’aveuglement du colonisé ? Sinon pourquoi ne veut-il pas voir que la couleur de peau ne signifie pas forcément langue commune et que le champ culturel occidental n’est qu’un tissage entre plusieurs cultures ? Pourquoi n’envisage-t-il pas l’occident en tant que continuum culturel avant de remarquer une incapacité d’une langue dont il ignore l’essence ?

J’imagine les questions que se poseront certains lecteurs de ce billet:
-“Pourquoi écrit-il en français alors?”
(Réponse: Parce que je m’adresse à un lectorat en majorité francophone; ce serait débile de l’écrire en Ewe ou en Mina.)
-“Croit-il pouvoir réfléchir à ce qu’il raconte sans la langue française ?”
(Réponse: la pensée comme activité consciente date l’homo sapiens et non de la France ou de l’occident. Elle ne date pas non plus d’une langue spécifique ou d’une réalité culturelle des deux derniers millénaires)
-“La machine à laver, en utilise-t-il, lui qui parle de suréquipement ?”
(Réponse: Nous sommes en train d’analyser des langues sur la base de ce qu’elles sont censées désigner selon le niveau d’équipement des sociétés qu’elles couvrent. Or, si l’équipement signifie développement dans une langue, il ne veut encore rien dire dans une autre. Moi en tant que sujet, dans mon analyse, de par mon évolution personnelle, demeure indépendant des cultures. Ceci est plus une analyse qu’une prise de position ou une défense. Je ne perds donc pas en crédibilité parce que je vis en occident et parle une langue occidentale.)

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by folly

L’argent, moyen de communication et géostratégie Africaine.

September 24, 2012 in Politique & Société

L’Homme de nos jours est devenu personne économique. D’ailleurs, il sera dans certaines circonstances, taxé de “ressource humaine”. Ressource parce qu’exploitable (?) Je fais signaler que l’argent incarne le moyen par lequel une telle entité exploitable communique avec une autre personne économique.

À croire certains analystes, la montée en puissance de la Chine sera bénéfique à l’Afrique.
D’un point de vue pratique, les Africains devraient apprendre le chinois afin de mieux communiquer avec leurs nouveaux partenaires.
Ou bien, ce sont les Chinois qui devraient faire siennes les langues Africaines. Ce qui, avouons-le, n’aura rien de pratique pour les chinois; puisqu’ils devront faire avec au moins 1000 langues.

À la monnaie revient donc l’apanage de servir de moyen de communication entre les deux blocs.

Mais attendez… à qui profitera cette méthode d’échange dans un long terme ?

Les humains parlent en termes de profit, d’exploitabilité. Lorsque des valeurs telles que la terre, le sous-sol, l’eau, l’air, les Hommes et leurs qualités, sont tronquées devant des conventions telles que la monnaie (encore faut-il qu’il y ait parité au niveau des systèmes bancaires des deux camps si camps il y a), c’est une déshumanisation qui s’érige en maître. Laquelle déshumanisation risque de faire parler d’elle davantage une fois que la Chine viendrait à manquer de ressources naturelles pour entretenir ses ressources humaines ou encore pour assouvir les désirs de plus en plus manipulés de l’Homme moderne.

Quel doit être selon vous le moyen de communication pour un avenir plus sûr ?
Peut-on vivre sans la monnaie ?
L’évolution actuelle du médium monnaie souscrit-elle à une essence première des peuplades dites “Africaines” ? L’Afrique aura-t-elle gain de cause face à n’importe quel partenaire dans le cadre du mode d’échange évoqué plus haut?

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